Dictée à la manière de Pivot

-22e édition-

26 Janvier 2026


Une balade dans la cité médiévale de Vaison la Romaine


Un dimanche de mars, poussée par une envie d'évasion, Claude entreprit une visite de la Haute Ville. Émerveillée par les prémices du printemps cerisiers blancs, amandiers blanc rose et forsythias jaune citron ––, cette artiste peintre franchit le pont romain, gravit la route qui menait à l'ancien pont levis et passa sous la poterne et le beffroi. Notre touriste s’enquit auprès de deux jeunes gens, qui, après s’être parlé et concertés, lui indiquèrent son chemin.
Les rues principales, tracées à contre pente*, étaient traversées par des calades cahoteuses. Ces rues, ruelles et venelles constituaient un réseau labyrinthique propice à des gymkhanas pour des automobilistes qui se seraient aventurés en ces lieux. Sur les façades, des photos des habitants, grandeur nature, redonnaient vie aux vieilles pierres et témoignaient d’une activité associative intense. Claude croisa quelques chats, certains tachetés, d’autres à la peau terne ; mais tous déguerpirent avant qu’elle n’eût pu s’en approcher.

 

Fin de la dictée pour les cadets et les juniors

 

L'église-cathédrale, composée d’une nef de quatre travées d’inégales longueurs et d’un choeur pentagonal couvert d’une voûte d’ogives sexpartite, avait été construite avec des pierres de réemploi, parfois épaufrées par des tâcherons inexpérimentés. De la placette de l’église, Claude put contempler la cité voconce traversée par l’Ouvèze. Que la ville était belle, après que l’on eut réparé les dégâts causés par la crue de 1992 ! Le château, s’il ne faisait pas penser au krak des Chevaliers, n’était pas moins dépourvu de bretèches à mâchicoulis*, d’échauguettes et d’une barbacane ; mais à l’état de ruines chaotiques. Restée au pied de la tour carrée, Claude imagina des scènes moyenâgeuses : des hérauts d’armes sonnant de leurs trompettes**, des baladins et des troubadours chantant leurs ballades au maître* de céans… D’ailleurs, pour l’occasion, elle s’était faite belle : elle s’était fait acheter par son mari une fourrure digne des dames d'atour.
Dans les différentes pinacothèques de la cité médiévale, Claude apprécia des lithos, des eaux fortes (sa spécialité), des aquarelles et autres aquatintes. Les deux volets mobiles d’un triptyque lui firent penser par un de ces coq à l’âne qui lui étaient coutumiers aux prémisses d'un syllogisme. Mais l’aquafortiste résista à toute dépense, ses finances ayant souffert du dernier krach boursier, et s’en alla sans bourse délier…

 

Fin de la dictée pour les seniors.

 

*Les variantes acceptées (nouvelle orthographe en italique) :
contrepente ; voute ; machicoulis ; leur trompette ; maitre.

Texte rédigé par Gérard Nguyen et soumis à l’appréciation du jury présidé par Régine Brun

 

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  • La Librairie Montfort (Vaison la Romain
  • le Domaine de la Vieille Ferme de l’Éoune
  • Cèdre en Provence (Roaix).

 

Questions à choix multiple


1. Quelle est la tournure correcte ?
a) C'est de cela dont il s'agit.
b) C'est de cela qu'il s'agit.
c) Les deux sont correctes.


2. Un cours d'eau issu d'un lac ou d'un glacier, c'est :
a) un affluent,
b) un effluent,
c) un influent.


3. Un enfant surdoué, c'est :
a) un enfant prodigue,
b) un enfant prodige,
c) un enfant prolixe.

 

4. Quelle est la tournure correcte ?
a) Elle s'est fait avoir.
b) Elle s'est faite avoir.
c) Elle s'est fait eue.


5. Le jugement que porte un médecin, sur la durée, le déroulement et l'issue d'une maladie, c'est :
a) un diagnostic,
b) un pronostic,
c) un pernostic.

 

6. Une accoutumance à une substance toxique, c'est :
a) une servitude,
b) une sujétion,
c) une assuétude.

 

7. Une rupture dans la construction d'une phrase, c'est :
a) une anacoluthe,
b) un nyctalope,
c) un phlébotome.


8. Dans quelle phrase y a-t-il un accord incorrect ?
a) Citez-moi toute autre chose qui vous ferait plaisir.
b) C'est une tout autre chose qui m'aurait fait plaisir.
c) Elle était toute contente, toute heureuse.


9. Dans quelle phrase y a-t-il un accord incorrect ?
a) Quelle troupe avez-vous vue jouer ?
b) Quelles pièces avez-vous vues jouer ?
c) Quelle pièce avez-vous vu jouer ?


10. Parmi ces trois formulations, l’une est incorrecte. Laquelle ?
a) Quelques raisons que vous donniez, vous ne convaincrez personne.
b) Quelque soient vos raisons, vous ne convaincrez personne.
c) Quelque bonnes que soient vos raisons, vous ne convaincrez personne.

 

Explications et commentaires du texte


« Une balade dans la cité médiévale de Vaison-la-Romaine »


Prémices nom féminin pluriel ; du latin primitiae
1 Hist. Premiers fruits de la terre, premiers animaux nés du troupeau, qu'on offrait à la divinité, chez les Grecs, les Romains, les Hébreux, etc.

2 Vx ou littér. Commencement, début. Les prémices de la vie. Les prémices de l'hiver. Les prémices d'une crise. « Toujours la tyrannie a d'heureuses prémices » (Racine).


A ne pas confondre avec...


Prémisse nom féminin ; du latin praemissa (sententia) « (proposition) mise en avant »
1 Log. Chacune des deux propositions placées normalement au début d'un raisonnement et dont on tire la conclusion. Axiome constituant l'une des prémisses d'un raisonnement.
2 Cour. Fait d'où découle une conséquence, affirmation dont on tire une conclusion; commencement d'un exposé, d'une démonstration. Ces deux faits « devaient être les prémisses de l'attentat actuel » (Balzac).

 

Syllogisme : Log. formelle. Opération par laquelle, du rapport de deux termes avec un même troisième appelé moyen terme, on conclut à leur rapport mutuel. Prémisses (majeure et mineure) et conclusion d'un syllogisme (ex. Tous les hommes sont mortels [majeure], or je suis un homme [mineure], donc je suis mortel [conclusion]).


Accord des mots désignant une couleur
1) Si le mot est un adjectif,

  • S’il est simple, il s’accorde : Des cerisiers blancs.
  • S’il est qualifié par un autre adjectif ou complété par un nom, l’ensemble reste invariable, parce que le premier adjectif est pris substantivement, et suppose l’ellipse de « d’un » : Des forsythias jaune citron (= d’un jaune citron).


N.B. Si on veut désigner une couleur intermédiaire entre deux autres, on met un trait d’union : Des amandiers blanc-rose.

Des drapeaux bleu, blanc, rouge : chaque drapeau contient du bleu, du blanc et du rouge. Des fanions rouges et verts : certains fanions sont tout rouges, les autres tout verts.


2) Si le mot est un nom,

  • qu’il soit simple ou composé, il reste invariable, parce qu’il est complément du mot « couleur » sous-entendu ou qu’il y a une comparaison implicite : Des étoffes marron (= de la couleur du marron ; pareilles, par la couleur, au marron), des rubans orange, des favoris poivre et sel.


N.B. Écarlate, mauve, pourpre, rose, désignant la couleur, sont devenus de véritables adjectifs, et s’accordent : Des rubans écarlates, des joues pourpres. [D’après M. Grévisse, Le Bon Usage]

 

Accord du participe passé des verbes pronominaux

  • Deux jeunes gens, qui, après s’être parlé... : verbe pronominal à sens réciproque, l'accord se fait comme avec l'auxiliaire avoir ; sens : l'un avait parlé à l'autre ; le pronom s' est C.O.I. ; l'accord ne se fait pas.
    et concertés... : ici, c'est aussi un verbe pronominal à sens réciproque, mais le pronom s' est C.O.D. ; l'accord se fait.

 

  • Des automobilistes qui se seraient aventurés : verbe pronominal à sens réfléchi, l'accord se fait comme avec l'auxiliaire avoir ; sens : ils avaient aventuré eux-même ; le pronom s' est C.O.D. ; l'accord se fait.
    Elle s’était faite belle : verbe pronominal à sens réfléchi, l'accord se fait comme avec l'auxiliaire avoir ; sens : elle avait fait elle-même belle ; le pronom s' est C.O.D. ; l'accord se fait.

 

  • Elle s'était fait acheter par son mari une fourrure : ici, le pronom s' est C.O.I. ; l'accord ne se fait pas. D'ailleurs, d'après le sens, on verra que le participe passé fait suivi d'un infinitif ne s'accorde jamais.

 

Cahoteux, euse ; de cahoter : qui fait éprouver des cahots. Chemin cahoteux.
A distinguer de...
Chaotique ; de chaos : qui a l'aspect d'un chaos. Un amas chaotique de rochers.

 

Avant qu’elle n’eût pu... Avant que est toujours suivi du subjonctif : Avant qu'il vienne... Avant que l'on ait pris une décision... Il arrivera avant que ne surgisse la nuit. Le subjonctif marque l'attente, le souhait, la crainte, l'éventualité. Phrase mnémonique : Ce n'est pas subjectif : après avant que, il est impératif de mettre le subjonctif ! N. B. : L'emploi de ne est facultatif après avant que (« Ils arrivent avant que la nuit [ne] soit tombée »).


Après que l’on eut réparé... Après après que, le verbe doit se mettre à l'indicatif, et non au subjonctif : Après qu'il furent partis, elle se mit au travail (ou après qu'ils sont partis... elle se met..., ou bien après qu'ils seront partis... elle se mettra...). Vous sortirez après que vous aurez terminé la vaisselle ! L’action exprimée est réalisée, et c’est alors l’indicatif, mode du réel et de l’objectivité, qui convient. Phrase mnémonique : C'est à titre indicatif que la météo a annoncé qu'il ferait beau après que la matinée aura été pluvieuse.

 

Sexpartite, adjectif : ARCHITECTURE Se dit d'une voûte gothique à six voûtains, reposant sur quatre piles maîtresses entre lesquelles s'élèvent deux piles intermédiaires. Ici, c'est la voûte qui est sexpartite et non les ogives ; il faut donc le singulier.

 

Voûtain, nom masculin ARCHITECTURE Quartier ou portion de voûte que délimitent des arêtes ou des nervures occupant la place d'arêtes.


Épaufrées : ce mot viendrait du verbe de l'ancien français espautrer, "briser". Un seul p. Des pierres épaufrées sont des pierres éraflées, dont les arêtes sont écrasées à la suite d'un coup, d'une entaille accidentels.


Krak, nom masculin, de l'arabe karak 

Château fort établi au XIIe s. par les croisés, en Syrie. Le krak des Chevaliers.


A ne pas confondre avec...


Krach, nom masculin, de l'allemand Krach « craquement »
Effondrement des cours de la Bourse. Banqueroute, crise, débâcle (financière). Le krach de Wall Street en 1929. Intervention des banques centrales lors du krach de 1987.
On peut dire aussi crash. Crash, nom masculin, mot anglais « accident; faillite », de to crash « s'écraser »
Anglic. 1 Écrasement au sol (d'un avion). Des crashs ou des crashes.
2 (influence de krach, de même origine) Chute brutale et soudaine (de valeurs). Un crash du dollar. Crash boursier.
3 Inform. Détérioration du disque dur entraînant la perte des données enregistrées. Plantage et crash.

 

Vocabulaire des fortifications


Bretèche : Logette rectangulaire en saillie sur une façade, faite pour en renforcer la défense.


Mâchicoulis : Galerie en encorbellement au sommet d'une muraille ou d'une tour, comportant des ouvertures permettant de défendre l'accès de celle-ci au moyen de projectiles divers ; chacune de ces ouvertures.


Échauguette : Guérite de guet placée en surplomb sur une muraille fortifiée, une tour, etc.


Barbacane : Ouvrage fortifié généralement circulaire couvrant une porte de place.


Balade, balader, baladin, ballade : encore une anomalie de la langue française ; tous ces mots sont de la même famille, venant du provençal ballada, de ballare "danser". Mais ils ont perdu un l, sauf le dernier. Cela dit, il faut garder cette différence pour distinguer ces deux mots...
Balade : Fam. Promenade.
Ballade : Chanson à danser, poème ou petit morceau de musique.


Vocabulaire de la peinture


Pinacothèque : Galerie de tableaux, galerie de peinture.
Litho, pour lithographie : Reproduction par impression d'un dessin, d'un texte écrit ou tracé sur une pierre calcaire de grain très fin.
Eau-forte : Estampe obtenue au moyen d'une planche mordue avec de l'acide nitrique.
Aquatinte : Gravure à l'eau-forte imitant le lavis (= Procédé qui tient du dessin et de la peinture, consistant dans l'emploi de l'encre de Chine ou d'une couleur quelconque unique, étendue d'eau et passée au pinceau).
Aquafortiste : Graveur à l'eau-forte.
Triptyque : OEuvre peinte ou sculptée en trois panneaux, dont les deux extérieurs (volets) peuvent se refermer sur celui du milieu.
Questions à choix multiple (corrigé et commentaires)
11.Quelle est la tournure correcte ?
a) C'est de cela dont il s'agit.
b) C'est de cela qu'il s'agit.
c) Les deux sont correctes.
Le gallicisme c'est... qui, c'est... que s'emploie pour mettre en relief, en le détachant et en le plaçant en tête de la phrase, n'importe quel élément de la pensée, sauf le verbe à un mode personnel.
Si le complément mis en vedette est indirect, on doit mettre en tête de la phrase avec lui la préposition qui l'introduit. [M. Grevisse, Le Bon Usage]
Pierre parle de Paul à Jean.
C'est Pierre qui parle de Paul à Jean.
C'est de Paul que Pierre parle à Jean.
C'est à Jean que Pierre parle de Paul.
Toutefois on dit aussi, mais rarement aujourd'hui : C'est vous à qui je parle. C'est lui dont je parle. [Grevisse]
La formule C'est de cela dont je parle contient une redondance de la préposition de.
12.Un cours d'eau issu d'un lac ou d'un glacier, c'est :
a) un affluent,
b) un effluent,
c) un influent.
Affluent, n.m. : Cours d'eau qui se jette dans un autre.
Effluent, n.m. : Cours d'eau issu d'un lac ou d'un glacier.
Influent, adj. : Qui a de l'influence, du prestige, du crédit.
13.Un enfant surdoué, c'est :
a) un enfant prodigue,
b) un enfant prodige,
c) un enfant prolixe.
Prodige : Personne extraordinaire, phénomène.
Prodigue : Dépensier.
Prolixe : Bavard.
14.Quelle est la tournure correcte ?
a) Elle s'est fait avoir.
b) Elle s'est faite avoir.
c) Elle s'est fait eue.
Elle s'est fait avoir. Le pronom s' est C.O.D. du verbe avoir et non du verbe faire. L'accord ne se fait pas.
Le participe fait suivi immédiatement d'un infinitif est toujours invariable, parce qu'il fait corps avec l'infinitif et constitue avec lui une périphrase factitive : Les soupçons qu'il a fait naître. [M. Grevisse, Le Bon Usage]
On peut dire : « Elle a été eue », mais non : « Elle s'est fait eue ».
15.Le jugement que porte un médecin, sur la durée, le déroulement et l'issue d'une maladie, c'est :
a) un diagnostic,
b) un pronostic,
c) un pernostic.
Diagnostic : Détermination (d'une maladie, d'un état) d'après ses symptômes.
Pronostic : Jugement que porte un médecin, après le diagnostic, sur la durée, le déroulement et l'issue d'une maladie.
Pernostic n'existe pas, sauf, peut-être, pour un patient imbibé de pastis.
16.Une accoutumance à une substance toxique, c'est :
a) une servitude,
b) une sujétion,
c) une assuétude.
Servitude : État de dépendance totale d'une personne ou d'une nation soumise à une autre. Asservissement, soumission, sujétion.
Sujétion : Situation d'une personne soumise à une autorité, une domination souveraine.
Assuétude : Accoutumance à une substance toxique. Assuétude médicamenteuse. Dépendance, toxicomanie.
17.Une rupture dans la construction d'une phrase, c'est :
a) une anacoluthe,
b) un nyctalope,
c) un phlébotome.
Anacoluthe : Rupture ou discontinuité dans la construction d'une phrase (ex. « Et pleurés du vieillard, il grava sur leur marbre » [La Fontaine]. Tantôt il est content, ou alors il pleure).
Nyctalope : Personne susceptible de distinguer les objets sous une faible lumière ou pendant la nuit. Adj. La chouette, le hibou, oiseaux nyctalopes.
Phlébotome : Méd. Lancette utilisée pour les phlébotomies. Zool. Genre d'insectes diptères dont quelques-uns peuvent transmettre des maladies infectieuses (dengue, leishmaniose, etc.).
Ces trois mots font partie de la panoplie des jurons du Capitaine Haddock.
18.Dans quelle phrase y a-t-il un accord incorrect ?
a) Citez-moi toute autre chose qui vous ferait plaisir.
b) C'est une tout autre chose qui m'aurait fait plaisir.
c) Elle était toute contente, toute heureuse.
Tout, en tant qu'adverbe, dans le sens de complètement, tout à fait, doit rester invariable, sauf devant un adjectif féminin commençant par une consonne ou un h aspiré (ex. toute hardie). C'est par euphonie qu'on fait l'accord. Une tout autre chose (= une chose tout autre) ; toute contente. Dans tout heureuse, il s'agit d'un h muet ; donc tout doit rester invariable.
Toute autre chose = toute chose autre. Tout est déterminant indéfini et s'accorde avec le nom qu'il détermine.
19.Dans quelle phrase y a-t-il un accord incorrect ?
a) Quelle troupe avez-vous vue jouer ?
b) Quelles pièces avez-vous vues jouer ?
c) Quelle pièce avez-vous vu jouer ?
Dans a « Quelle troupe avez-vous vue jouer ? », quelle troupe est complément d’objet direct du verbe voir. Le participe passé vu s’accorde donc.
Dans c « Quelle pièce avez-vous vu jouer ? », quelle pièce est complément d’objet direct du verbe jouer. Le participe passé vu ne s’accorde pas.
Ainsi dans b « Quelles pièces avez-vous vues jouer ? », quelles pièces étant complément du verbe jouer, le participe passé vu n’a pas à s’accorder. On doit donc écrire : Quelles pièces avez-vous vu jouer ?
20. Parmi ces trois formulations, l’une est incorrecte. Laquelle ?
a) Quelques raisons que vous donniez, vous ne convaincrez personne.
b) Quelque soient vos raisons, vous ne convaincrez personne.
c) Quelque bonnes que soient vos raisons, vous ne convaincrez personne.
Il faut écrire : Quelles que soient vos raisons, vous ne convaincrez personne. Quelles est ici adjectif relatif dans la locution concessive quel que (+ v. être au subjonctif) ; il s’accorde avec le nom auquel il se rapporte.
Dans a, quelques est un déterminant indéfini se rapportant au nom raisons ; il s’accorde.
Dans c, quelque est un adverbe modifiant l’adjectif bonnes ; il est invariable.